L’enjeu des régionales doit se mesurer dans la préparation de l’avenir. Dans le domaine des transports et de l’économique, il est en effet grand temps d’agir au sein d’une région Midi-Pyrénées singulièrement atone depuis 12 ans. Alors que Toulouse est la capitale mondiale de l’aéronautique, le Nouveau Centre Midi-Pyrénées estime que ce serait une grave erreur que notre métropole supprime l’aéroport de Francazal au profit de l’unique zone aéroportuaire de Blagnac déjà largement saturée avec les difficultés quotidiennes de trafic et d’environnement.
Parce qu’à nos yeux, le rôle des pouvoirs publics est de protéger les Français confrontés à la crise et d’appuyer les efforts du gouvernement au lieu de les freiner par esprit partisan, la politique régionale doit surtout proposer une vision au lieu de se contenter de subir et d’être dans la plainte, l’image désolante et électoraliste offerte par la gauche locale.
Ainsi le départ de l’armée de l’air de Francazal est à vivre comme une chance pour que la métropole toulousaine se dote d’un nouveau pole économique pour y développer l’aviation d’affaires tout en y transférant, à l’image de Paris-Le Bourget et Lyon-Bron, le parc des expositions, et, à notre région chargé d’histoire aéronautique comme nul part ailleurs, d’y créer un musée de l’air. La présence des infrastructures déjà existantes et à venir contribuera à une dynamique forte débouchant sur des emplois à forte valeur ajoutée (recherche et industrie, notamment dans le médical et l’espace) tout autant que tertiaire.
Patrick AUBIN
Délégué à la structuration du territoire
Fédération Nouveau Centre de Haute Garonne






7 comments
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29 janvier 2010 à 2:24
Akkatsuki
Et vous y pensez aux riverains qui depuis maintenant 75 ans on enfin la chance de pouvoir vivre en paix, profiter de leur jardin sans avoir un décollage d’avions 4 fois de l’heure? Lorsque le TGV sera créé, Blagnac dimnuera en volume. De plus, on a enfin, une véritable opportunité de créer une nouvelle zone offrant une perspective de diversification d’activité pour éviter les creux réguliers de l’aéronautique..1995, 2001, 2003..le plan Power8 d’Airbus… offrons aux habitants enfin un parc « Toulouse coté Jardin » où infrastructure de vie et entreprise du green business pourraient réellement offrir des emplois plutôt qu’un simple transfert d’activité pour que le porblème du point A se retrouve au point B. Mais les responsables poilitiques savent que c’est un point tellement sensibles et qu’ils savent que finalement une partie de la population sera contre que :
- D’une part, aucun n’ose poser la question à la population (on peut donc se demander en quoi la démocratie est respectée, un petit groupe va décider face à des milliers d’habitants!)
- D’autre part, ils vont attendre que les élections régionnales passent avant de prendre une décision, ça je crois que c’est le comble du courage…
Pourquoi ceux qui proposent de faire de Francazal un aéroport ne proposent t-ils pas aux riverains de racheter leurs maison aux prix du marché hors aéroport?
Cugnaux aurait la possibilité de créer des logements qui vont cruellement manquer à la futur 3ème ville de France.
Bravo le nouveau centre..félicitation pour des prises de décisions aussi facile, sans le moindre remord quand on habite à plusieurs km de la piste…
9 février 2010 à 7:54
Patrick AUBIN
Dans votre texte, je note deux contradictions : la première sur la forme, la seconde sur le fond.
Sur la forme, c’est sur la prise de décision. Ainsi vous avancez dans un premier temps « D’autre part, ils vont attendre que les élections régionales passent avant de prendre une décision, ça je crois que c’est le comble du courage… » puis ensuite « félicitation pour des prises de décisions aussi facile, sans le moindre remord quand on habite à plusieurs km de la piste… ». Dans un texte de 10 lignes faut quand même le faire!!! Que devions-nous faire : dire ou ne pas dire ce que nous pensons ? Dire ou ne pas dire ce que nous souhaiterions faire ? Je crains que ce soit la clarté du Nouveau Centre qui semble vous déstabiliser, contrairement aux édiles socialistes qui se taisent.
Sur le fond, tout le monde aura compris que vous souhaitez que l’aéroport de Francazal s’arrête. Le fait de dire « que des riverains attendent depuis 75 ans » ne légitime pas vos propos et jamais personne n’a été obligé de vivre dans le cône de nuisances…à deux ou trois fermes près, je vous le concède. Mais pensez-vous sérieusement que la « future 3ème ville de France » va pouvoir se contenter de faire du béton à travers les terrains libérés par Francazal ? Avez-vous véritablement une boule de cristal pour croire que Blagnac diminuera en volume si le TGV arrive à Toulouse : les exemples de Paris et de Lyon démontrent l’inverse. Encore faut-il que le tracé du TGV puisse satisfaire TOUS les riverains. Il y a toujours quelque part une levée de bouclier contre tout projet : le beurre et l’argent du beurre mais aussi la crémière…l’intérêt privé contre l’intérêt général, voilà ce que vous soulevez. Et une fois que nous n’aurons plus qu’un unique aéroport saturé, quelle solution ? Car faire venir des habitants supplémentaires, c’est se créer des demandes supplémentaires…Personnellement, j’aurai préféré que la gare TGV passe par Blagnac pour plus de synergie en matière de gestion des utilisateurs des transports publics…mais nous connaissons trop les luttes d’influence politique pour que ce projet puisse un jour se réaliser.
C’est malheureusement l’inverse de ce que vous dites : une vision d’aménagement, ce n’est pas avec des milliers de personnes que vous allez la décider, vous ne pourrez que la faire partager. Je ne suis pas sur que si vous demandez aux habitants de la métropole toulousaine si notre ville doit supprimer le deuxième aéroport qui lui reste en lui expliquant les tenants et aboutissants, qu’une majorité se dégage sur ce que vous souhaitez…bien au contraire…
Enfin la tarte à la crème aujourd’hui, c’est à tout bout de champ de parler ou d’avancer la « croissance verte »…qui pourrait se substituer à la croissance classique. Or des emplois sont des emplois, et de l’échange économique est de l’échange économique. Si Toulouse devait être en pointe sur le sujet, ça se saurait.
Patrick AUBIN
10 février 2010 à 3:08
Galopin
Ce que je note avant tout, c’est que vous allez bien au dela de ce qui est avancé aujourd’hui et que nous combattons avec fermeté. Qui jusqu’à maintenant à parler d’un second aéroport Toulousain?
Je croyais que seul l’aviation d’affaire devait être délocalisée sur Francazal?
Et ce n’est pas cette délocalisation qui va libérer Blagnac.
Le fameux second aéroport voulu sur des sites exterieurs à la banlieue Toulousaine (notament Fronton) n’a t-il justement pas sucité un levé de bouclier par les habitants de toute la région Toulousaine?
Ce que je note aussi d’incohérent dans votre discours concerne la croissance de la ville « la 3ème ville de France » qui va créer « tellement » d’emploi grâce à Francazal mais qui ne saura, du coup, pas loger ces « futurs employés » puisque la superficie qui pourra les acceullir sera prise par cet aéroport. Enfin, si vous construisez malgré tout des logements en plus de l’aéroport, qui voudra habiter à coté de l’aéroport? Une population moins riche qui n’aura pas tellement le choix.
Enifin, et je vais arrêter là, il est clair qu’avec des réactions comme la votre concernant « la croissance verte » si vous n’y croyez pas, elle ne se fera pas. Toulouse semble donc condamnée à n’accueillir que des avions en attendant la prochaine crise aéronautique et le prochain plan power8.
Au moins votre positionnement est clair : « Je crains que ce soit la clarté du Nouveau Centre qui semble vous déstabiliser, contrairement aux édiles socialistes qui se taisent. » , ce n’est pas parce que vous annoncez clairement les choses que vous avez raison…permettez moi de vous demander d’imaginer, ne serait-ce qu’une seule seconde que vous pourriez avoir tord.
16 février 2010 à 7:42
Patrick AUBIN
Vous avez évidemment entendu parler du second aéroport devant suppléer Blagnac en ce qui concerne l’aviation civile.
Au Nouveau Centre, nous pensons qu’il n’a pas lieu d’être et que seul Blagnac peut suffire même avec une croissance de la population.
L’aviation d’affaires doit ainsi être transférée sur Francazal. Avec ce transfert, Blagnac récupère une surface, quoique vous puissiez en dire suffisante pour assurer une croissance sur 20 ans minimum pour l’aviation civile.
Ce n’est pas tant l’aéroport d’affaires qui génère du « business » mais la synergie que vous amenez en réunissant les bons ingrédients : c’est en cela que nous parlons de poumon, cela ne fait pas un homme.
En ce qui concerne les logements, je vous laisse libre de vos propos. Ce n’est pas notre vision de l’aménagement du territoire que de continuer à densifier la région toulousaine.
Enfin pour la croissance, nous pensons que toute activité doit être soumise aux mêmes règles économiques que les entreprises existantes. Il est en effet un peu facile de générer soi-disant de la croissance, souvent sous les vocables « sociale » ou « verte », à partir d’entreprises qui n’existerait pas sans les exonérations de charges et avec l’aide du service public. Même après plusieurs années, elles sont incapables de fonctionner si nous les mettons au même niveau que les autres entreprises. Permettez-moi d’ajouter que si toutes les autres entreprises étaient exonérées de la même manière, la croissance serait alors beaucoup plus forte en France et nous n’aurions pas de problème de chômage…et donc nous n’aurions surement pas de plan power8.
Entre tord et raison, je citerai plutôt Sénèque : « Le tort commun des malheureux est de ne jamais croire à ce qui leur est favorable. » Nous n’avons pas le pouvoir politique dans cette région, aussi nous pourrions être démagogique. Mais nous pensons, pour vous à tord, que pour l’avenir Francazal doit devenir un centre d’affaires, incluant l’aviation et le parc des expositions, mais aussi rappeler notre histoire avec le musée de l’air…mais ni notre solution, ni la votre peut être retenue, une troisième peut-être choisie…
24 février 2010 à 9:50
Akkatsuki
Alors là, Mr Aubin, si en plus vous ne savez pas lire entre les lignes, faut jouer les éducateurs. Pas de soucis : Ne vous avais-je pas prédit « qu’aucune décision » ne serait prise avant les élections régionales? Après 3 reports du comité de pilotage, plus aucune date n’est finalement avancée. D’autres part, quand je disais « félicitation pour des prises de décisions aussi facile, sans le moindre remord quand on habite à plusieurs km de la piste… » il n’y a aucune incohérence dans ces propos mais bien de l’ironie! et c’est là qu’il fallait lire entre les lignes. Si la décision était dans le sens des électeurs, je reste intimement persuadé que la décision aurait été prise avant les élections et présentée comme annonce de campagne. Vous pouvez nous prendre tantôt pour des vaches à lait, tantôt pour des moutons, mais arrêtez de nous prendre pour des imbéciles.. au delà d’être rageant, ce n’est pas digne de personnes voulant se présenter à des élections de représentant du peuple…
1 mars 2010 à 9:51
udfmp
Akkatsuki,
De la part du Nouveau Centre, il n’y a eu aucune volonté de prendre les gens pour des imbéciles…nous avons porté sur la place publique ce sujet et avons exprimé clairement ce que nous voulons : faire de Francazal un poumon économique tournant autour des affaires (Aéroport, Parc des expos,…) en valorisant l’espace qui y existe et en rappelant, avec un musée de l’air, que Toulouse est aussi historiquement la capitale mondiale de l’aéronautique. « FRANCAZAL Business Parc » ça sonne bien, non ?
Certes la piste, et nous ne l’avons pas occulté, gêne un certain nombre d’habitants mais elle a l’avantage d’exister et au regard de l’intérêt général, je suis navré de vous décevoir si vous vouliez vraiment faire de la spéculation immobilière. Le besoin d’une seconde piste est nécessaire sur Toulouse…Blagnac restant le seul et unique aéroport pour la construction industrielle mais aussi pour l’aviation civile, Francazal peut devenir un aéroport d’affaires à part entière et non y faire des activités industrielles autour de l’aéronautique. Toulouse a développé une compétence de fabrication d’avions neufs et doit continuer sur ce registre.
Mais sur le plan politique, regardez plutôt du côté des socialistes, ceux qui disposent aujourd’hui du pouvoir local : c’est l’hypocrisie dans tous les domaines et l’exemple de Francazal est grandiloquent sur leur manière d’aborder les sujets de société et leur vision de l’avenir, qui est pour eux une gestion au jour le jour. C’est pour cela que l’état de la France sur le plan du développement économique, compétence régionale, est si dégradé. Il vaut mieux faire dans le petit four, le bla-bla ou la subvention électoraliste que dans l’aide concrète aux projets des PME et PMI.
A bientôt
Patrick AUBIN
3 mars 2010 à 4:16
Un riverain
Monsieur Aubin,
Je suis un peu troublé par ce que j’entends au sujet de l’avenir de Francazal. Nous venons de faire construire à proximité de la Ramée, avec la perspective d’une fermeture de Francazal. Le balai des Hercules C130, avec leur ronflement caractéristique, ne nous a jamais perturbé. Vous parlez de cone de nuisance, ne sachant pas très bien ce qui doit rentrer dedans et avec quelle fréquence. S’il s’agit de jet d’affaires, c’est une tout autre histoire. Et sur un plan personnel, je ferai tout ce mon possible pour l’empêcher.
Moi, je ne sais pas qui vous êtes et quels sont vos prérogatives dans ce projet. Vous parlez d’intérêt privé et d’intérêt général : vous voila de ceux qui veulent le bonheur des autres avec ou sans leur consentement.
Battez vous plutôt pour les transports en commun et pensez à l’après pétrole.
Je rigole un peu quand je vois ce qui est sorti des « assises de la mobilité » : beaucoup de bruit pour rien ! Au final, une asphyxie des moyens du fait d’une dette démesurée. Sachant que les municipalité de l’ère Baudis avait pu financer la tranche A du métro sans recourir à l’emprunt.
Dominique où es-tu ? Reviendras-tu nous sauver ?
Cordialement,